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Who's YO Mama?!: Giving & Receiving the Medicine of Mothering

Posted on May 10th, 2009 by Little Big O : Luminous Mischieviousness Little Big O
The medicine for me today is from the MicMac pointing out how their language is verb-centered, as opposed to noun-centered. I ask myself how my life would look if, instead of seeing people in roles, I attuned more to Life's Miraculous Expressing and Creating in its different Processes.

So I am honoring this day as one that calls my attention to Mothering, as a verb pointing to apprenticeship in kindness, wisdom and skill in relationship to the bright, young sprouts of all that is Vital and honoring all my sources of connection to this medicine of Mothering, of Birthing, Nourishing, Growing, Loving, Caring for, Maturing and being Kind To the Vitality Indwelling and Surrounding Us.

I honor all of the people (female and male), places, and EVERYTHING that sustains and feeds our connecting to LIVING Beautifully, starting with the Ones Who Birthed me into Physicality, Awareness, Movement, Relatedness, Caring and Breath, proceeding to the Many Who are Birthing me into Physicality, Awareness, Movement, Relatedness, Caring and Breath, and honoring my own capacity to Birth This Experience into the Fullness of Physicality, Awareness, Movement, Relatedness, Caring and Breath.

I wish us all powerful connecting to the medicine of Mothering, through those who gave us birth, AND directly to our own capacity for relating to and extending this medicine to others, and even to our mothers, elders and all of those manifestations of Living which invite us into Birthing Skillfully what arises in our experience.

And when we think of all the beautiful Mamitas of the World, think of all of the wonderful ways that they work their magic: Let us CATCH! some of that magic, that we may make it ours, and offer back a little of that loveliness back into our Mothers' Worlds that ALL of our bright, tender, green shoots grow into fullness in the medicine of Birthing into Physicality, Awareness, Movement, Relatedness, Caring and Breath..

May it be so!

©2009
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L'Infini n'a pas d'Ailleurs

Posted on May 28th, 2009 by Little Big O : Luminous Mischieviousness Little Big O
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L’Infini n’a pas d’ailleurs

Ces derniers 5 ans la vie m’appelle à prendre conscience de la mort avec d’autant plus d’intimité que mes 20 ans de service comme infirmier en soins intensifs et ma présence lors de la mort de nombreux patients.  Pour des raisons diverses, par des chemins divers, la Vie me montre que ses dents sont déjà dans ma chaire.  Les parcours de la Vie dévastent les fictions.  Je suis conscient que le personnage qui écrit ces paroles n’est pas durable.   En même temps je jouis d’autant plus de cette fiction et apprends à savourer TOUS ses goûts le temps que cela dure, c'est-à-dire, maintenant.

Cette vie appelle à méditer sur la mort et sur la bénédiction et la fiction de cette « mortalité ».

Nous parlons de la mort comme d’un tiers, comme si la mort avait une existence propre et distincte de ce que nous appelons la vie.  Comme si la vie s’alimentait d’autre chose que la mort, comme si elle exprimait autre chose.  En ce faisant, nous protégeons notre propre fiction.  Comme s’il y avait autre chose qu’unité sans faille entre vie et mort.  L’humain est fascinant ; notre conscience est plus disponible aux fictions conçues à base de structures linguistiques qu’à notre « vivant ».  Facilement nous restons plus accrochés aux cendres de notre vécu qu’à notre vivant.  Et souvent nous nous éprenons plus d’idées mortes que de ce vivant palpitant qui dépasse et surcharge nos capacités cognitives. 

La Mort, telle que nous la concevons, c'est-à-dire « appart », est une fiction.  Si nous examinons soigneusement notre vivant, nous découvrons que notre vitalité est en proportion directe avec ce que nous laissons mourir et notre disponibilité à TOUT ce qui surgit et vit maintenant, et maintenant, et maintenant.  Si nous osons être disponibles à 100% à CE vivant, dans toutes les dimensions de ce vivant, c.à.d. corporelles, affectives, pensées, vibrationnelles, nous nous rendons compte que l’entièreté de notre vivant surgit seulement dans un « maintenant » sans issue, pas dans la vie qu’on s’imagine qu’on aura « un jour », pas dans la mort qu’on s’imagine qu’on « vivra » un jour, et pas dans notre accroche à un vécu déjà mort et qu’on essaie de ressusciter de par nos narratives. 

La Vie, telle que nous la concevons, c'est-à-dire « appart », est une fiction aussi.  Si je te parle de ma « vie » je ne pourrais que t’offrir des cendres linguistiques de mon vécu, c'est-à-dire des vestiges du passé narré en paroles qui ne sont pas de la même étoffe que ce vivant. (que je te parle à toi ou à moi-même).  Mais si je laisse reposer ce réflexe de narration continuelle et que je m’ouvre à ce qui vit en moi maintenant, tous mes stratagèmes,  même pour comprendre un simple moment de vie ordinaire, sont dépassés. 

L’Infini n’a pas d’ailleurs. 

Nous exprimons son dénouement même dans l’existence la plus banale.   Et toute la Vie est banale, c'est-à-dire extraordinaire, c’est à dire dépassant l’ordinaire de nos perceptions, de nos concepts et notre disponibilité ordinairement réduite à la Vie.  La Vie est infinie, c'est-à-dire réduite à un CECI qui se fiche de nos bornes, de notre compréhension ; ce CECI qui nous inclut dans notre dépassement absolu.

On peut laisser tomber tout le poids de l’avenir et du passé avec une disponibilité à goûter et à vivre pleinement tout ce qui vit en nous maintenant.  Et on peut reprendre tout le poids de l’avenir et du passé en évitant de vivre la disponibilité à ce qui surgit maintenant.  Ce-qui-est jouit des deux et de tout le reste, même de tout ce que nous refusons.

L’Infini n’a pas d’ailleurs. 

Je suis l’Infini et je le serais – cet Infini qui dépasse le « moi » d’une fiction narrée.  Ce qui vit VIT.  Comme disait Jésus, « Laissez aux morts d’enterrer les morts ».  C’est un appel à la Présence :  Laissez aux morts d’enterrer les morts !  Mais quand je regarde ma vie, je suis étonné de combien de temps j’ai dédié à être un mort enterrant les morts : un Olivier déjà mort, déjà périmé ;  un vécu déjà mort, périmé ; des personnages déjà morts, déjà rendus à la vie mais dont je portais des cadavres conceptuels périmés, et tout cela quand la fraîcheur de VIVRE s’offrait à moi, souvent délaissée.  Que l’image fictif de ce que nous pensons être trouve sa fin n’est que libération de la fiction-même d’être attrapé et d’être libéré, d’être né et de mourir.  Comprenons que cette fiction ne trouve pas sa fin dans un avenir ou une mort projetés « ailleurs ».  Nous n’avons pas besoin d’attendre « demain » pour mourir ou pour vivre.  La dévastation et la libération de tout ce que nous pensons être s’offre à nous pleinement dans chaque moment auquel nous nous rendons disponible à ce-qui-vit, à ce qui grouille en nous !   Ce dé-noue-ment n’a pas d’ « autre ».  La Vie-Mort-même est dé-noue-ment, nous la célébrons avec disponibilité !

Le « rapport » tel que nous le concevons, c'est-à-dire « appart », avec nature propre, est aussi une fiction.  Lors de ce parcours, en fait je n’ai connu personne, même pas moi-même.  Tout ce qui a lieu est l’expérience de ce-qui-vit avec son vivant.  Tout ce qui se vivait était la disponibilité de ce-qui-vit à son expérience.  Nous pouvons choisir de nous faufiler dans nos fictions narratives ou de retourner à ce qui VIT maintenant.  L’un n’est pas mieux que l’autre.

L’Infini n’a pas d’ailleurs. 

De quoi donc chercherait-il à se sauver ?  De quoi donc chercherait-il à se protéger ?  Que chercherait-il à remédier ?

Une simple question invite une réponse vivante...simplement...maintenant.

« Est-ce que j’ose poser mes fictions et vivre la disponibilité à TOUT ce qui surgit dans CETTE expérience du Vivant maintenant ? »

L’Infini n’a pas d’ailleurs.

©2009 Olivier Tryba

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